Archive for juillet, 2011

Une affiche pour The Hobbit ?!

jeudi, juillet 21st, 2011

Ça y est, la troisième vidéo de production de The Hobbit a été mise en ligne. Idée très sympathique pour un projet tant attendu que celui-ci de mettre en ligne un semblant de making off avant même la sortie du film afin que les fans ne rongent pas leurs freins en attendant le 12 décembre 2012 (date de sortie du-dit film). Bon, évidement, la vidéo – se focalisant majoritairement sur les 13 nains de l’histoire – ne révèle, à l’instar des deux précédentes, pas grand chose, mais reste toutefois plaisante à regarder. D’une certaine façon, le spectateur est rassuré quant à l’avancée du tournage et a quelques informations exclusives et visuels intéressants ; ce qui n’est pas un mal quand on sais comment c’est passé la pré-production de l’adaptation de ce roman de Tolkien.

 


 

 

Couverture guide WetaMais en ce 21 Juillet, une vidéo de production n’est pas la seule information croustillante à se mettre sous la dent quant aux adaptations des romans de Tolkien par Peter Jackson, Weta Workshop ( société du réalisateur sus-nommé se chargeant des effets spéciaux sur ses différents films et dont le travail le plus emblématique reste la création de tous les décors, costumes, effets spéciaux du Seigneur des Anneaux) vient d’annoncer lors de la Comic-Con de San Diego la sortie prochaine du Weta : The Collector’s Guide, guide ultime de leur travail comprenant des photos haute qualité de leurs réalisations sur le Seigneur des Anneaux, mais aussi tout sur le Dr Grordbort. En deux mots : un livre déjà culte.

 

Et pour finir, une presque exclusivité pas vraiment officielle !

Il y a toujours une période quand on aime beaucoup le cinéma mais n’aimons pas vraiment les caméras grand publique tout automatique où l’on songe à s’acheter une caméra Super 8 (ou alors juste pour le fun). Ce moment venu, on se dit que si on était riche, on aurait comme Peter Jackson, une caméra Red rien qu’à nous. Et alors on va faire un tout sur le site des caméras Red, et en fouillant un peu…

 Affiche The Hobbit

Oui, oui, une affiche pour The Hobbit, et fournie par la production s’il vous plaît (du moins ça en à tout l’air). Certes, ce ne sera sûrement pas l’affiche finale ; mais ça fait du bien d’avoir des info un tantinet exclusives de temps en temps…

 

Sur ce, à bientôt avec un article sue je ne sais quoi qui sera écrit un fois le dilemme Super 8 ou pas Super 8 sera résolu. Mais en attendant, n’hésitez pas à partager l’info et commenter ce post si le besoin vous en prend.

 

Mise à Jour : Il semblerait que l’image provienne plutôt de l’équipe de Red, la silhouette étant celle de Frodon.

Sinon, je vous laisse avec le visuel final des 13 nains du film (et vraiment officiel celui-là) :

Nains

(source)


Jon Shannow, deux bibles et deux pistolets.

mardi, juillet 12th, 2011

Je vous l’accorde, le parallélisme avec « Une Bible et un fusil » ne rend que moyennement.

couverture Jon Shannow l'intégrale

Shannow, Jon Shannow ; le cycle Les Pierres de Sang est un peu le cycle atypique de David Gemmell dont les œuvres principales seraient plutôt à classer dans une Fantasy plus « classique » avec le cycle de Drenaï ou bien dans la Fantasy Historique avec Troie. Ici, il n’en est rien, la vie de Jon Shannow sonne au son du western post-apocalyptique…

 

Sorti entre 1987 et 1994 chez nos amis anglo-saxons, ce n’est qu’en 2002 qu’est sorti chez Bragelonne le premier tome de la trilogie, l’Homme de Jérusalem ; et seulement en 2010 qu’est sorti Pierre de Sang, troisième et dernier livre. Et finalement, en 2011, avec la réitération de l’opération 10 ans – 10 Romans – 10 Euros, Bragelonne ressort la trilogie en un seul volume. Qu’on le dise dés le début, c’est clairement la couverture qui attire le chaland : sobre mais intrigante, un crucifix noir plus macabre que ne le veut la norme mais aux extrémités finement ouvragées, un crucifix fait d’ombres et de lumières, un crucifix de clair-obscur sur un fond gris pour le moins hétérogène et seulement surmonté des deux mots « Jon Shannow ». La quatrième de couverture aussi à le mérite d’intriguer, et bien que classique, elle sait faire envie.

 

« Dans un monde où la civilisation a été remplacée par une ère de barbarie et de cruauté, un homme solitaire est en quête de rédemption. Son nom est Jon Shannow. Pour une raison qu’il ignore, il semble avoir éveillé la colère d’Abaddon, le chef d’une gigantesque armée de fanatiques religieux pratiquant le sacrifice humain afin d’apaiser les Pierres de Sang, morceaux d’étoiles dotés d’étranges pouvoirs. Mais Abaddon a commis une erreur : il a enlevé la seule femme qui compte aux yeux de Jon Shannow. Pour la sauver, l’homme errant est capable de remuer le ciel et la terre… et l’enfer. »

 

Cependant, si nous devions nous attarder sur l’aspect matériel de l’ouvrage, on pourrait déplorer la souplesse de la couverture (sûrement due au grain du carton utilisé) qui, sans atteindre la flexibilité des livres de la collection Bouquin de chez Laffont, tranche avec le reste des publications de chez Bragelonne. Le papier aussi fait un petit peu bas de gamme, oh, ce n’est pas grand chose, mais là encore il est plus fin qu’à l’ordinaire, ce qui au premiers abords semble un peu inconvénient pour une maison d’édition qui nous a habitué à des livres d’excellente qualité matérielle. Cependant, pour le prix, nous ne ferons pas les fines bouches (bien que se soit une édition limitée) ; et comme le dit l’adage, qu’importe le flacon pourvu qu’on ai l’ivresse.

couverture Jon Shannow tome 1 couverture Jon Shannow tome 2couverture Jon Shannow tome 3

Et l’ivresse, on l’a amplement. Elle vient cependant lentement, au fur et à mesure:le goût est étrange au début, un univers à s’approprier, un bout de dialogue un peu décevant dans les premières pages ; mais rapidement, l’alchimie prend, et avides, nous en redemandons !

Mais inutile de parler plus du cycle des pierres de Sang sans parler plus du contexte : l’Humanité a chuté, le monde à basculé de son axe et sur les terres autrefois immergées, les océans se sont déversés. Les quelques rescapés de ce désastre tentent tant bien que mal de survivre, en faisant si possible renaître la civilisation. Mais trois cent ans plus tard, alors qu’au milieu de terres vierges et sauvages les communautés perdues prennent de l’ampleur, plus personne ne se souvient de ce qui provoqua l’apocalypse. Et lors de moments pareils, les Hommes ont besoin de réponses, et ces réponses, c’est dans la Bible qu’ils les trouvent ; le monde a donc sombré il y a trois cent ans juste après la crucifixion du Christ, certes d’aucuns sont tentés de dire que deux mille ans séparent la mort du Christ et l’apocalypse, mais de toute façon, personne n’y prête vraiment attention, il y a tellement à faire : la science à réinventer, les terres à coloniser, les lois à édicter et les brigands à chasser… Mais pour les brigands, il y a Jon Shannow.

Jon Shannow est un homme solitaire qui ne vit que dans sa recherche de Jérusalem, il s’est autoproclamé jardinier de Dieu, éradiquant les mauvaises herbes, et de ce fait, il est craint de toutes les classes de la population. Mais vient un jour où ce cavalier doté d’un sixième sens quant à la détection du danger, ce cavalier tirant au pistolet mieux que quiconque et récitant des Psaumes avant d’achever ses victimes se met à penser à une autre vie, une vie dans une ferme avec une femme et des enfants. Cependant, alors que le bonheur était enfin à porté de main, voilà que le sort s’acharne sur lui et qu’en plus de voir sa compagne lui être enlevé, une nation d’adorateurs de Satan se met en tête de dominer le monde.

 

La trilogicouverture Jon Shannow tome 1 v1e de Jon Shannow parle donc de cet homme, de ses combats ; mais plus qu’une lute pour la liberté, c’est le rapport des hommes aux religions, aux sources d’énergies et de pouvoirs ainsi qu’à l’environnement qui est traité. Et loin de ne porter qu’une seule approche dogmatique avec un héros à la limite de l’intégrisme ( comme peuvent le faire (un) certains auteurs ), c’est plutôt un récit ouvrant à la réflexion. Car oui, Jon Shannow, c’est certes des romans très bien écrits sur un homme se levant face à la tyrannie et faisant face à différentes invasions ; mais a travers les scénarios de base relativement similaires des trois volumes, c’est le cheminement d’un héros solitaire et son intégrations dans la société qui donnent toute la profondeur des récits. Shannow, en effet côtoie nombre de personnages hauts en couleurs, des athées aux intégristes, et non-violents aux sanguinaires, il se créé lui même en fonction de ses rencontres qui ne sont que le terreau d’une civilisation future.

Mais en plus de son univers plus western que post-apocalyptique (conquête des terres inhabitées en chariots, construction de ranchs en rondins et redécouverte de la technologie avec un passage du pistolet à silex aux revolvers à barillets), Jon Shannow, c’est aussi de la Fantasy avec de la magie, des créatures mystérieuses, des univers parallèles et une mystérieuse civilisation révélée par le mouvement des océans. Un univers qui plus est bien maîtrisé qui nous ferrait même y croire tant certains éléments sont plausibles ou bien agencés. Mais au final, c’est peut être cette aspect qui, à force d’être un peu trop exploité sur le dernier tome rend le récit un peu trop éloigné du lecteur, et se concentrer un peu plus sur l’univers où vit le héros aurait pu renforcer le message porté par le récit.

Et donc, un peu trop démesuré dans le troisième volume la partie surnaturelle tranche un peu trop avec le charme du premier ; cependant, le deuxième tome offre une bonne transition et l’histoire en elle même reste de très bonne facture.

 

Finalement, pour ce qui est du style littéraire, un mot seul mot vient à l’esprit : Gemmell. Et Gemmell est synonyme de qualité. Certes, certes, certaines tournures de phrases au début premier tome peuvent paraître étrange, mais le récit est tellement prenant et si bien écrit par la suite qu’on les oublie une fois lancé dans l’histoire.

 

L’intégrale de la trilogie de Jon Shannow, donc, bien que le livre puisse paraître d’une qualité matérielle moindre par rapport au autres ouvrages parus chez Bragelonne (tout en restant tout de même de bonne facture, que cela soit dit) offre un récit surprenant au contexte original, bien pensé et tel que l’on voudrait en lire un peu plus souvent. Le récit est tel qu’on ne le lit pas, on le vit ; et une fois finit, c’est une irrésistible envie de films sur la conquête de l’Ouest ou de parties effrénées de Call Of Juarrez qui nous prend.

Sans toutefois révolutionner la Fantasy, Jon Shannow se trouve être très rafraîchissant et porteur d’un message fort, ajoutez-y le prix imbattable pour cet intégrale et le prestige d’une édition limitée, et ça donne de très bons moments de lecture et un bel objet dans la bibliothèque.

 

86/100

 

Ce billet a été rédigé en écoutant The Great Mass de Septicflesh, qui vous est vivement conseillé.

Sur ce, à bientôt avec ou une critique sur La Louve et la Croix, ou l’interview de « POC »… Ou autre chose.

Faut-il vraiment une note ?

mardi, juillet 12th, 2011

Hé oui, de retour après deux mois d’absence (déjà), et que de choses se sont passées durant cette courte période…

Brandon Sanderson s’est brillamment vu primé aux Gemmell Legend Awards ; The Witcher 2 est sorti pour – paraît-il – révolutionner le Jeu de Rôle sur PC ; dans le feu, le sang, les larmes et la sueur, A Game Of Thrones a trop rapidement mis fin à la première saison d’une brillante série TV adaptée de la non pas moins brillante saga de Georges Martin (dont le cinquième tome sort aujourd’hui même chez nos amis anglophones) et à environ un mois de la sortie du film Conan the Barbarian, le MMORPG Age Of Conan est quant à lui devenu gratuit.

Et alors que Peter Jackson continue le tournage de The Hobbit, que Bragelonne a réitéré son offre 10 Ans – 10 Romans – 10 Euros, et que John « POC » Lang a sorti Le Conseil de Suak, troisième tome de ses romans du Donjon de Naheulbeuk, je n’ai, moi, toujours pas recopié son interview datant des Imaginales 2010.

 Cependant, alors que j’écrivais la critique de Jon Shannow qui va suivre, une question m’est venue : faut-il vraiment mettre une note ?

 Une note en effet est totalement subjective, et comme nous notons en comparant à ce qui est le mieux pour nous, jamais nous ne noterions un livre deux fois exactement de la même façon du fait de l’évolution de nos lectures. Une critique cependant est soumise aux même critères, donc un lecteur consciencieux saura toujours prendre un certain recul sur les-dites critiques et ne les considérera que comme ce qu’elles sont : l’avis d’un lecteur sur un livre. Libre à vous ensuite d’en prendre compte ou non.

 Vient ensuite le problème de la note en elle même, généralement, on voit des notes sur 5, 10 ou 20 ; cependant, une telle échelle manque légèrement de profondeur pour moi, alors qu’une note sur 100 laisse toute la marge de manœuvre désirable. Cependant, l’attribution d’une note reste toujours une histoire de ressentir, et il n’est pas étonnant qu’une critique élogieuse soit ponctuée d’une bonne note, sans pour autant que celle-ci soit excellente. En effet, noter un livre se fait par rapport au livre en lui même, mais aussi par rapport à nos attentes et aux lectures précédentes. Un livre peu donc être très agréable à lire, sans pour autant détrôner les canons du genre.

 

Sur-ce, bonne lecture avec la prochaine critique de Jon Shannow.