Entrevue avec John Lang

octobre 24th, 2011 by clairobscure

Ce qui était sensé n’être qu’une introduction à l’article ayant évolué vers une déclaration d’amour, de foi et un ligne éditoriale que nous vous invitons à lire, nous allons cette fois-ci être beaucoup plus succin et seulement nous excuser du retard intolérable qu’a pris la retranscription de cette interview de John Lang.

Donc, en implorant votre pardon et celui de l’interviewé, voici ce qui découla de notre rencontre avec Pen Of Chaos le Samedi 29 Mai 2010 aux Imaginales d’Épinal. Ayant environ un an et demi d’age, certaines informations sont bien évidement datées, mais c’est peut être ça qui fait son charme…

 

John Lang + bouzoukiJohn Lang, alias « Pen Of Chaos » ou « PoC » se fit connaître en 2001 suite à la publication sur le web

des trois premiers épisodes du Donjon de Naheulbeuk, une saga mp3 (histoire audio composée de plusieurs épisodes se suivants les un les autres) hautement parodique et fortement inspirée de Jeux de Rôle et de la Fantasy en général. Faisant un véritable carton, la saga fût ensuite déclinée en BD (elles aussi très bien accueillies). À la fin de la saison 2, John Lang décida de passer à un autre format, publiant les saisons suivantes sous formes de romans parus aux éditions Octobre, et ne reprenant le format audio que pour certains bonus ainsi que des chansons qui garnissent les nombreux Cds du groupe formé par PoC et très prisé des rôlistes : le Naheulband.

Par la suite, un Jeu de Rôle disponible gratuitement sur internet et un jeu de plateau seront publiés.

Au moment de l’interview, son second roman dans l’univers de Naheulbeuk, L’Orbe de Xaraz, venait de paraître et son jeu de rôle était encore tout neuf.

Nous rencontrâmes donc PoC dans la salle où quelques heures plus tard devait avoir lieu un chaotique concert du Naheulband, et malgré les interruptions des badauds qui désiraient s’introduire dans la-dite pièce et celles des techniciens qui devaient faire des tests avec John Lang, nous arrivâmes à un enregistrement d’une vingtaine de minutes que voici retranscrit :

 

À Fleur de Fantasy : Donc on va commencer avec quelques questions qui sont totalement débiles mais…

Pen Of Chaos :  Oui normal.

À Fleur de Fantasy  : Si vous étiez une fleur, la quelle seriez vous ?

Pen Of Chaos : [hésitation] Qu’est ce que je pourrais être comme fleur? Une fleur qui se mange.

À Fleur de Fantasy : D’accord. Une fleur en chocolat?

Pen Of Chaos : Ouais voilà.

À Fleur de Fantasy : Un animal?

Pen Of Chaos : Un animal…[hésitation] un chat ; pour pouvoir me relever quand je me pète la gueule.

À Fleur de Fantasy : OK, et avoir sept vies en plus c’est sympa.

Pen Of Chaos : Ouais, voilà ; comme ça ça fait des points de destin.

À Fleur de Fantasy : Une Saison?

Pen Of Chaos : Heu, alors une saison… L’Hiver; parce que l’on a pas chaud.

À Fleur de Fantasy : Un mot?

Pen Of Chaos : Chaussette.

À Fleur de Fantasy :  Normal. Un Film?

Pen Of Chaos : « Ferris Bueller Day Off » . C’est « La Folle journée de Ferris Bueller » en français; c’est un film de 1984 super débile et vachement bien.

À Fleur de Fantasy :  Comme beaucoup de films super débiles.

Pen Of Chaos : Voilà.

À Fleur de Fantasy : Un personnage de film ou de roman?

Pen Of Chaos: [hésitation] Hum, alors pour changer… Heu…personnage de film ou de roman; alors là c’est difficile… le Ranger! [rires]

À Fleur de Fantasy : D’accord. Alors on commence avec les questions un peu plus intéressantes… Donc sortie des premiers mp3 au début du siècle qui ont plutôt bien marchés; puis vinrent les BDs dont l’utilisation du terme précédent serait un euphémisme, et plus récemment sont parus les romans et l’an dernier, le jeu de rôle. Le Donjon de Naheulbeuk et son univers s’ouvrent maintenant sur beaucoup de médias. Vous avez dit avoir mit les premiers épisodes de la saga mp3 sans trop d’ambitions, mais maintenant tout ceci semble bien marcher. Il y a donc eu un moment où les choses se sont concrétisés pour vous; avez vous dés lors songé a une telle diffusion de l’univers Fanghien, ou est-ce que vous avez pris mes choses telles qu’elles venaient sans avoir établi un plan auparavant?

Pen Of Chaos : J’ai pas établis de plan du tout ; en fait j’ai l’habitude de faire ce qui se présente – C’est fermé!! [À l’adresse de personnes désirant pénétrer dans la salle de concert] – à partir du moment où je trouves que ça a de l’intérêt. Donc effectivement; je n’avais pas prévu à l’avance d’écrire des bouquins ; mais j’écrivais des bouquins avant de faire Naheulbeuk… sauf que je ne les publiais pas. Donc au moment où l’on m’a proposé un plan sympa pour publier des bouquins, bah je me suis dis c’est une bonne occasion d’élargir l’univers fanghien justement avec des trucs plus fin, détaillés et cetera.

À Fleur de Fantasy: OK, donc le Donjon existe depuis environ 10 ans, comment voyez-vous l’affaire pour la décennie a venir? Encore une plus grande ouverture et une découverte de la terre de Fangh encore plus approfondie, ou au contraire un petit ralentissement dans le processus de création pour au final laisser les fans se créer leurs propres histoires via le jeu de rôle et pour vous permettre de passer à d’autres projets?

Pen Of Chaos : Ah, bah c’est une bonne question ; pour le moment j’ai déjà un roman qui va m’amener sur le début de la prochaine décennie puisque je vais faire la saison 5 ; ensuite c’est vrai qu’il y a déjà beaucoup d’aventuriers qui ont entrepris de vivre des quêtes en terre de Fangh avec le jeu de rôle : ça marche bien. Donc moi de mon côté je vais au moins écrire la saison 5 et après j’ai des adaptations BD à faire. Donc peut être que ça va m’amener encore sur quelques années, mais si j’ai l’occasion de faire autre chose, enfin, si je peux faire autre chose, à partir du moment où j’ai pas d’autres projets qui se pointent; bah j’hésiterais pas quoi. Notamment la suite d’un roman fantastique que j’avais écris il y a presque 10 ans. Il y a beaucoup de lecteurs qui demandent la suite; mais je n’ai pas le temps de l’écrire.

À Fleur de Fantasy : Vous êtes « à la base » musicien et auteur de Fantasy; disons que vous avez une expérience musicale multi-instrumentale et avez publié un livre de Dark Fantasy, le Donjon de Naheulbeuk vous a permit de vous exprimer musicalement et littérairement et d’avoir une certaine reconnaissance vis-à-vis du publique et de la presse dans ces deux domaines. N’y a-t-il pas une certaine frustration dans le fait de devoir rester dans les normes de la Light Fantasy et de la musique parodico-celtique teinté de métal? Une frustration dans le fait de ne pas pouvoir explorer d’autres genres plus sombres de ces deux moyens d’expression?

Pen Of Chaos : Bah non parce que bon, Le Bouclier obscur j’ai réussi à le publier et j’ai eu des lecteurs, après le problèmes c’est que je n’ai pas le temps parce qu’effectivement moi je voulais faire du métal orc en fait… J’ai plus ou moins abandonné l’idée de faire des trucs sombres puis ce qu’il y a déjà 10 000 personnes qui le font et donc je trouve plus intéressent de travailler sur ce que je fait pour le moment : c’est a dire des trucs qui peuvent être… En matière de musique par exemple, je peux faire des trucs un peu bourrin tout en restant parodique rigolo et voilà c’est un peu le concept du métal orc que j’ai pas encore fait mais que je compte bien faire un jour et puis pour l’écriture bon bah là si j’écris du fantastique terreur c’est parce qu’il n’y a pas beaucoup de français qui peuvent être publiés dans ce genre là donc moi pour l’instant je peux être publié donc si j’en ai l’occasion je le referait.

À Fleur de Fantasy : Donc par rapport au Donjon, c’est de la Light Fantasy hautement parodique; vous êtes-vous inspiré d’une œuvre en particulier – ou plutôt visez, parodiez vous un livre/jeu de rôle en particulier – ou vous « attaquez »-vous a la Fantasy en général.

Pen Of Chaos : Alors m’attaquer à la Fantasy pas vraiment parce que moi il y a un tas de trucs de fantasy qui ne m’inspirent rien du tout et j’ai pas envie de les attaquer non plus, je m’attaque plus à des choses plus concrètes comme les sectes par exemple dans La Couette de l’oubli ; le sport dans L’Orbe de Xaraz, enfin la médiatisation a outrance du sport à notre époque où l’on essai désespérément d’inculquer de la culture aux gens et que d’un autre côté des gens font tout pour que l’on en ai pas. Donc c’est plutôt le genre de sujet que j’attaquerais après sur le reste je m’inspire vraiment plus du jeu de rôle que j’ai pu faire donc ça mélange beaucoup de jeux. J’ai surtout joué à l’Œil Noir pendant les premières parties quand j’ai fait du jeu de rôle mais aussi du jeu de plateau; du jeu vidéo… donc j’ai vraiment beaucoup d’influences différentes. Et les trucs que j’aime bien en Fantasy je les ai découvert après avoir fait Naheulbeuk à l’exception de Kalon; enfin des écrits d’Asp Explorer qui étaient en ligne et qui n’ont toujours pas été publiés, hélas. Pratchett par exemple j’ai découvert depuis 5 ans et je fait Naheulbeuk depuis 10 ans, mais, bon, du coup c’est bien puisqu’on fait pas la même chose.

À Fleur de Fantasy : Créé au départ en s’inspirant de Jeux de Rôle et de livres, l’univers du Donjon de Naheulbeuk est composé pour la première saison que du donjon en question, puis avec l’arrivée de la saison 2, mais aussi des BDs, de l’encyclopédie et des Arcanes les fans peuvent découvrir la Terre de Fangh. Comment c’est-elle crée cette Terre de Fangh? Était-ce un univers que vous aviez depuis longtemps en tête ou est-ce venu avec le temps au fil des épisodes?

Pen Of Chaos : Ça c’est construit au fur et a mesure avec des trucs qu’on avait mis en place dans les épisodes; et puis a partir du moment où j’ai fait la carte – ça je l’ai faite assez rapidement quand même, après on a travaillé sur l’enregistrement de certaines zones et cetera. Bon après j’ai beaucoup travaillé dessus pour le JDR récemment puisque je fait le plan des villes et tout ça – c’est des choses dont on a pas besoin pour autre chose que du jeu de rôle puisque a priori quand on lit un roman on n’a pas pas besoin d’avoir le plan de la ville où ça se passe. Mais du coup comme ils existent je les utilise et ça permet d’avoir un support visuel en plus. Et puis au gens qui veulent faire du Jeu de rôle ça permet vraiment d’avoir la terre de Fangh comme je l’ai imaginé et comme les autres gens qui travaillent avec moi l’ont imaginés, puisque sur l’encyclopédie je ne suis pas tout seul, il y a un tas d’auteurs – de potes a moi – qui écrivent des articles. Et donc je fais mon possible pour que tout ça se tienne et qu’on puisse se rattraper à des références croisées, etc.

À Fleur de Fantasy : Donc vient ensuit un point qui cause problème à de nombreux auteurs – en herbe ou non- , le problème des personnages et de leur noms. Comment avez-vous fait pour trouver les noms des lieux et des personnages? Et aussi, pour ce qui est des membres de la compagnie des Fiers de Hache et ceux qui l’on quitté avant qu’elle ne soit nommée ainsi, pourquoi n’ont-ils pas de noms et sont désignés seulement par leur race ou classe de personnage?

Pen Of Chaos : Alors pour la dernière question c’est arrivé à peu près par hasard, mais comme ça contribue a l’originalité de Naheulbeuk je ne me suis pas décidé a leur donner des noms ; mais je ne pense pas que j’aurais du mal à leur en donner de toute façon parce que j’ai toujours réussi a trouver des noms pour le reste. Donc sur les noms je travaille vraiment au feeling en général: soit je fais des trucs avec des jeux de mots, soit je fait des trucs parce que ça sonne bien, soit j’en fait parce que c’est des noms compliqués imprononçables parce que j’aime bien aussi, ou que ça ressemble a des éternuements… enfin je n’ai pas de technique précise ce qui fait que c’est assez varié dans le dommaine ; mais les personnages ils ont pas de noms parce que c’est comme ça dans Naheulbeuk.

À Fleur de Fantasy : Chaque membre de la compagnie est caractérisé par les préjugés due à son nom – donc sa race ou classe -. Vous attendiez-vous à un tel attachement des fans pour certains personnages – le nain ou le barbare par exemple – ? Et avez-vous déjà reçu de mauvais retours suite a la mort de certains d’entre eux?

Pen Of Chaos : Ah! le voleur!

À Fleur de Fantasy : Par exemple.

Pen Of Chaos : Oui, il y a un comité de soutient pour la résurrection du voleur depuis de nombreuses années, mais on ne peut pas ajouter des personnages indéfiniment dans une aventure. Donc heu…

[Interruption des techniciens]

À Fleur de Fantasy : C’était par rapport au voleur.

Pen Of Chaos : Oui donc le voleur est mort parce qu’il s’est prit une porte – et ça arrive – et puis comme j’ai envie de travailler sur des concepts et des personnes différents… Bon il y a toujours l’équipe de base qui reste parce que déjà je pense que si il y en a j’avais l’idée de les virer je me ferait pendre, et puis effectivement il y a des gens qui s’intéressent à divers personnages ; c’est vrai que le nain il revient assez souvent… heu, la magicienne… heu, l’elfe… enfin…

À Fleur de Fantasy :  Le ranger pas trop…

Pen Of Chaos : Bah non du coup parce qu’il est un petit peu dépassé par les événements, mais si il y en a… enfin en dédicace on me le demande souvent quand même, mais c’est difficile de… enfin, c’est le nain qui revient souvent, mais il faut dire que c’est le seul que je sais dessiner, c’est pour ça.

À Fleur de Fantasy : Une préférence pour un personnage en particulier?

Pen Of Chaos :  Bah moi j’aime bien le ranger, justement parce qu’il est un petit peu polyvalent et il est souvent dépassé par les événements… ça me correspond pas mal.

À Fleur de Fantasy : Il y a déjà les Bandes Dessinées, il y a déjà les audio… Aurons-nous la chance d’avoir un jour les dessins animés Nahulbeuk ?

Pen Of Chaos : Alors c’est possible, par contre là ça va être une entreprise difficile parce que pour un dessin animé il faut un budget de fou, ce qui n’est pas le cas pour tous les autres supports. Et donc si on arrive a faire quelque chose ça veut dire qu’on aura réussi à trouver des gens intelligents dans le monde de l’audio-visuel… et ça c’est pas gagné.

À Fleur de Fantasy : Donc vous vous êtes beaucoup inspiré des deux minutes du peuple de François Pérusse.

Pen Of Chaos : Pour le format, ouais.

À Fleur de Fantasy : Et maintenant vous êtes devenu LA référence en matière de sagas MP3. Que pensez-vous de l’évolution de ce milieu et écoutez vous certaines sagas en particulier ?

Pen Of Chaos : Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter d’autres sagas, par contre, je traîne beaucoup sur le forum de Netophonix. Je pense qu’il y a des gens qui font des trucs très bien et je trouve assez génial que ce petit monde soit né puisque il y en a beaucoup qui disent qu’ils ont fait ça parce que je l’avais fait et que sinon ils n’auraient pas eu l’idée. Donc voilà, moi j’aime bien, et puis en plus ça fait du challenge parce qu’il ne faut pas trop s’endormir sur ses lauriers. C’est d’ailleurs pour ça que je suis en train de refaire mes premiers épisodes parce que je trouve qu’ils sonnent tout moche. [rires] Et voila…

Mais j’aime bien parce qu’on commence à avoir des projets de salons où on à des stands de sagas mp3… Et puis c’est des gens très bien en général.

À Fleur de Fantasy : Une question un peu bonus : quel est le Jeux Vidéo qui vous ai le plus plu ?

Pen Of Chaos : Alors, plu, après ça dépend pour quoi ; parce que j’ai tout de même joué à Quake 1 pendant cinq ans – je pense – en multijoueurs. Ça c’est celui auquel j’ai vraiment joué le plus parce que j’ai commencé le multijoueur depuis le jour de sorti de la beta et puis j’ai fait du concours international et cartera… Sinon, c’est difficile à dire ; je pense que GTA c’est le jeu que j’ai trouvé le plus destroy et auquel je peux rejouer indéfiniment juste pour faire le con en moto, en vélo, en hélicoptère… Moi GTA, j’aime bien.

À Fleur de Fantasy : Alors dernière question : comment tuer un Golbarg ?

Pen Of Chaos : Alors, avec beaucoup d’expérience. (rires) Parce qu’il y a des gens qui pensent qu’on peut le tuer en mettant des peaux de bananan de morzac sous les pieds or il résiste à la magie et donc à la peau de bananan. Donc on peut le tuer, mais il faut s’y mettre à plusieurs… Sinon c’est une vrai plaie !

 

La couette de l'oubliL'orbe de xarazLe conseil de suak

Actuellement, 2 saisons audio sont sorties, 3 romans, environ 9 Bds, un jeu de rôle, un jeu de plateau… et plein d’autres choses encore.

Toutes les informations dont vous auriez besoin sont disponibles ici.

 

Sûr ce, je vous dit à bientôt avec peut être du Brent Weeks – encore – pour la prochaine fois (ou autre chose) ; et ne regardant jamais les stats du blog mais n’ayant pas posté depuis longtemps le niveau d’affluence ne doit pas y être au plus haut, donc n’hésitez pas à partager l’info, l’interview ou le blog.

Une profession de foi

octobre 24th, 2011 by clairobscure

  La ligne éditoriale de ce blog – car oui, il en a une – est de publier des actualités relativement documentées sur la fantasy, des interviews de personnes dont œuvrant de près ou de loin pour le monde de la fantasy, mais aussi des avis sur des œuvres se rattachant à la Fantasy, et ce de façon plutôt décontractée et surtout indépendante de toute logique commerciale. De plus, à défaut de parler toujours des dernières actualités – question de moyens humains, financiers, relationnels… – nous avons prit le parti de prendre les choses telles qu’elles arrivent, et par moment même dans le sens opposé de la marche. Et parce que l’on ne peut pas être partout tout le temps c’est bien souvent volontairement que ce qui est présenté ici est bien souvent daté. Certes, certes, dés que nous le pouvons nous essayons d’avoir nouvelles fraîches et scoops retentissants, mais la vie étant ce qu’elle est et ayant d’autres obligations, nous ne pouvons pas toujours vous offrir la crème de l’actualité.

Cependant, à chaque avis donné nous essayons plus ou moins de rattacher l’objet analysé à des faits récents et en tout cas de vous offrir une critique complète, nous l’espérons plaisante et qui ne vous gâchera point le plaisir de la découverte de la-dite œuvre.

Ainsi, ne vous étonnez pas de trouver dans ces pages des critiques de livres, films, dessins animés où que sais-je encore qui auraient plus de cinq, dix, cinquante ou cent ans ; la Fantasy – et la culture de l’Imaginaire en général – est un tout qui s’inspire de nombreuses formes de littératures, légendes et traditions et dont il serait criminel de ne pas parler.

 

Inutile d’aller plus loin cependant sans parler de l’essence même de ce blog. À la base, À Fleur de Fantasy part du décevant constat que la culture de l’Imaginaire, en France est par beaucoup de monde ignorée, par certains méprisée et par quelques uns décriée. À Fleur de Fantasy part du constat que dans l’esprit du quidam moyen, la culture de l’Imaginaire est synonyme de d’enfance, de gamineries ou d’adolescents boutonneux enfermés dans leurs caves jouant à des jeux de rôles et destinés – Mazette ! Je vous plaint ma pauvre dame. – à se suicider dans un cimetière. Or il n’en est rien, la culture de l’Imaginaire est une chose de beaucoup plus belle, complète, riche… et finalement raffinée. Nombre d’auteurs n’ont rien à envier aux écrivains qui firent de la littérature ce qu’elle est maintenant – et nombreux sont les voyageurs de l’Imaginaire à tenir pour mentor Dumas ou Vernes ; nombre d’illustrateurs sont capables d’enfanter œuvres à l’émotion et au réalisme poignants… Et que dire du cinéma quant Le Retour du Roi est seul avec deux autres films à avoir obtenu treize oscars.

Alors, partant de ce constat, l’idée fut de promouvoir la culture de l’Imaginaire, de promouvoir la Fantasy et surtout de faire partager ce que du fond du cœur nous aimons… de faire partager ce que j’aime.

 

L’idée fût d’abord, la création d’un journal papier permettant à des auteurs inconnus de publier ces textes qui vivants sous la plume d’un stylo, dorment et finalement meurent ay fond d’un tiroir. Cependant l’idée mûri, et pour rendre hommage plus grand encore à la Fantasy, l’idée fût de créer un magazine papier – encore – qui traiterait de la culture de l’Imaginaire. Cependant, la route longue et semée d’embûches et chacun ayant sa vie à côté, la projet a tourné court et sommeille dorénavant.

 Ne reste donc que ce blog, un peu moins prestigieux, certes, mais beaucoup plus gérable. Et l’objectif, lui, est toujours le même : aimer la culture de l’Imaginaire et donc la faire aimer aux autres. Et pour aimer quelque chose de si complet, impossible de se restreindre aux seules nouveautés mais au contraire d’aller voir aussi ce qui se fit avant afin de le faire découvrir aux autres.

Donc nous continuerons à poster par amour pour la Fantasy, avec certes quelques retards parfois, avec aussi les aléas de la vie et une équipe tournante qui firent que de tous ceux qui me suivirent dans cette entreprise, je suis toujours le seul à avoir écrit sur ce blog (ce qui devrait changer), mais aussi avec une passion forte.

 

 

Cordialement,

 

Clairobscure              

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Une affiche pour The Hobbit ?!

juillet 21st, 2011 by clairobscure

Ça y est, la troisième vidéo de production de The Hobbit a été mise en ligne. Idée très sympathique pour un projet tant attendu que celui-ci de mettre en ligne un semblant de making off avant même la sortie du film afin que les fans ne rongent pas leurs freins en attendant le 12 décembre 2012 (date de sortie du-dit film). Bon, évidement, la vidéo – se focalisant majoritairement sur les 13 nains de l’histoire – ne révèle, à l’instar des deux précédentes, pas grand chose, mais reste toutefois plaisante à regarder. D’une certaine façon, le spectateur est rassuré quant à l’avancée du tournage et a quelques informations exclusives et visuels intéressants ; ce qui n’est pas un mal quand on sais comment c’est passé la pré-production de l’adaptation de ce roman de Tolkien.

 


 

 

Couverture guide WetaMais en ce 21 Juillet, une vidéo de production n’est pas la seule information croustillante à se mettre sous la dent quant aux adaptations des romans de Tolkien par Peter Jackson, Weta Workshop ( société du réalisateur sus-nommé se chargeant des effets spéciaux sur ses différents films et dont le travail le plus emblématique reste la création de tous les décors, costumes, effets spéciaux du Seigneur des Anneaux) vient d’annoncer lors de la Comic-Con de San Diego la sortie prochaine du Weta : The Collector’s Guide, guide ultime de leur travail comprenant des photos haute qualité de leurs réalisations sur le Seigneur des Anneaux, mais aussi tout sur le Dr Grordbort. En deux mots : un livre déjà culte.

 

Et pour finir, une presque exclusivité pas vraiment officielle !

Il y a toujours une période quand on aime beaucoup le cinéma mais n’aimons pas vraiment les caméras grand publique tout automatique où l’on songe à s’acheter une caméra Super 8 (ou alors juste pour le fun). Ce moment venu, on se dit que si on était riche, on aurait comme Peter Jackson, une caméra Red rien qu’à nous. Et alors on va faire un tout sur le site des caméras Red, et en fouillant un peu…

 Affiche The Hobbit

Oui, oui, une affiche pour The Hobbit, et fournie par la production s’il vous plaît (du moins ça en à tout l’air). Certes, ce ne sera sûrement pas l’affiche finale ; mais ça fait du bien d’avoir des info un tantinet exclusives de temps en temps…

 

Sur ce, à bientôt avec un article sue je ne sais quoi qui sera écrit un fois le dilemme Super 8 ou pas Super 8 sera résolu. Mais en attendant, n’hésitez pas à partager l’info et commenter ce post si le besoin vous en prend.

 

Mise à Jour : Il semblerait que l’image provienne plutôt de l’équipe de Red, la silhouette étant celle de Frodon.

Sinon, je vous laisse avec le visuel final des 13 nains du film (et vraiment officiel celui-là) :

Nains

(source)


Jon Shannow, deux bibles et deux pistolets.

juillet 12th, 2011 by clairobscure

Je vous l’accorde, le parallélisme avec « Une Bible et un fusil » ne rend que moyennement.

couverture Jon Shannow l'intégrale

Shannow, Jon Shannow ; le cycle Les Pierres de Sang est un peu le cycle atypique de David Gemmell dont les œuvres principales seraient plutôt à classer dans une Fantasy plus « classique » avec le cycle de Drenaï ou bien dans la Fantasy Historique avec Troie. Ici, il n’en est rien, la vie de Jon Shannow sonne au son du western post-apocalyptique…

 

Sorti entre 1987 et 1994 chez nos amis anglo-saxons, ce n’est qu’en 2002 qu’est sorti chez Bragelonne le premier tome de la trilogie, l’Homme de Jérusalem ; et seulement en 2010 qu’est sorti Pierre de Sang, troisième et dernier livre. Et finalement, en 2011, avec la réitération de l’opération 10 ans – 10 Romans – 10 Euros, Bragelonne ressort la trilogie en un seul volume. Qu’on le dise dés le début, c’est clairement la couverture qui attire le chaland : sobre mais intrigante, un crucifix noir plus macabre que ne le veut la norme mais aux extrémités finement ouvragées, un crucifix fait d’ombres et de lumières, un crucifix de clair-obscur sur un fond gris pour le moins hétérogène et seulement surmonté des deux mots « Jon Shannow ». La quatrième de couverture aussi à le mérite d’intriguer, et bien que classique, elle sait faire envie.

 

« Dans un monde où la civilisation a été remplacée par une ère de barbarie et de cruauté, un homme solitaire est en quête de rédemption. Son nom est Jon Shannow. Pour une raison qu’il ignore, il semble avoir éveillé la colère d’Abaddon, le chef d’une gigantesque armée de fanatiques religieux pratiquant le sacrifice humain afin d’apaiser les Pierres de Sang, morceaux d’étoiles dotés d’étranges pouvoirs. Mais Abaddon a commis une erreur : il a enlevé la seule femme qui compte aux yeux de Jon Shannow. Pour la sauver, l’homme errant est capable de remuer le ciel et la terre… et l’enfer. »

 

Cependant, si nous devions nous attarder sur l’aspect matériel de l’ouvrage, on pourrait déplorer la souplesse de la couverture (sûrement due au grain du carton utilisé) qui, sans atteindre la flexibilité des livres de la collection Bouquin de chez Laffont, tranche avec le reste des publications de chez Bragelonne. Le papier aussi fait un petit peu bas de gamme, oh, ce n’est pas grand chose, mais là encore il est plus fin qu’à l’ordinaire, ce qui au premiers abords semble un peu inconvénient pour une maison d’édition qui nous a habitué à des livres d’excellente qualité matérielle. Cependant, pour le prix, nous ne ferons pas les fines bouches (bien que se soit une édition limitée) ; et comme le dit l’adage, qu’importe le flacon pourvu qu’on ai l’ivresse.

couverture Jon Shannow tome 1 couverture Jon Shannow tome 2couverture Jon Shannow tome 3

Et l’ivresse, on l’a amplement. Elle vient cependant lentement, au fur et à mesure:le goût est étrange au début, un univers à s’approprier, un bout de dialogue un peu décevant dans les premières pages ; mais rapidement, l’alchimie prend, et avides, nous en redemandons !

Mais inutile de parler plus du cycle des pierres de Sang sans parler plus du contexte : l’Humanité a chuté, le monde à basculé de son axe et sur les terres autrefois immergées, les océans se sont déversés. Les quelques rescapés de ce désastre tentent tant bien que mal de survivre, en faisant si possible renaître la civilisation. Mais trois cent ans plus tard, alors qu’au milieu de terres vierges et sauvages les communautés perdues prennent de l’ampleur, plus personne ne se souvient de ce qui provoqua l’apocalypse. Et lors de moments pareils, les Hommes ont besoin de réponses, et ces réponses, c’est dans la Bible qu’ils les trouvent ; le monde a donc sombré il y a trois cent ans juste après la crucifixion du Christ, certes d’aucuns sont tentés de dire que deux mille ans séparent la mort du Christ et l’apocalypse, mais de toute façon, personne n’y prête vraiment attention, il y a tellement à faire : la science à réinventer, les terres à coloniser, les lois à édicter et les brigands à chasser… Mais pour les brigands, il y a Jon Shannow.

Jon Shannow est un homme solitaire qui ne vit que dans sa recherche de Jérusalem, il s’est autoproclamé jardinier de Dieu, éradiquant les mauvaises herbes, et de ce fait, il est craint de toutes les classes de la population. Mais vient un jour où ce cavalier doté d’un sixième sens quant à la détection du danger, ce cavalier tirant au pistolet mieux que quiconque et récitant des Psaumes avant d’achever ses victimes se met à penser à une autre vie, une vie dans une ferme avec une femme et des enfants. Cependant, alors que le bonheur était enfin à porté de main, voilà que le sort s’acharne sur lui et qu’en plus de voir sa compagne lui être enlevé, une nation d’adorateurs de Satan se met en tête de dominer le monde.

 

La trilogicouverture Jon Shannow tome 1 v1e de Jon Shannow parle donc de cet homme, de ses combats ; mais plus qu’une lute pour la liberté, c’est le rapport des hommes aux religions, aux sources d’énergies et de pouvoirs ainsi qu’à l’environnement qui est traité. Et loin de ne porter qu’une seule approche dogmatique avec un héros à la limite de l’intégrisme ( comme peuvent le faire (un) certains auteurs ), c’est plutôt un récit ouvrant à la réflexion. Car oui, Jon Shannow, c’est certes des romans très bien écrits sur un homme se levant face à la tyrannie et faisant face à différentes invasions ; mais a travers les scénarios de base relativement similaires des trois volumes, c’est le cheminement d’un héros solitaire et son intégrations dans la société qui donnent toute la profondeur des récits. Shannow, en effet côtoie nombre de personnages hauts en couleurs, des athées aux intégristes, et non-violents aux sanguinaires, il se créé lui même en fonction de ses rencontres qui ne sont que le terreau d’une civilisation future.

Mais en plus de son univers plus western que post-apocalyptique (conquête des terres inhabitées en chariots, construction de ranchs en rondins et redécouverte de la technologie avec un passage du pistolet à silex aux revolvers à barillets), Jon Shannow, c’est aussi de la Fantasy avec de la magie, des créatures mystérieuses, des univers parallèles et une mystérieuse civilisation révélée par le mouvement des océans. Un univers qui plus est bien maîtrisé qui nous ferrait même y croire tant certains éléments sont plausibles ou bien agencés. Mais au final, c’est peut être cette aspect qui, à force d’être un peu trop exploité sur le dernier tome rend le récit un peu trop éloigné du lecteur, et se concentrer un peu plus sur l’univers où vit le héros aurait pu renforcer le message porté par le récit.

Et donc, un peu trop démesuré dans le troisième volume la partie surnaturelle tranche un peu trop avec le charme du premier ; cependant, le deuxième tome offre une bonne transition et l’histoire en elle même reste de très bonne facture.

 

Finalement, pour ce qui est du style littéraire, un mot seul mot vient à l’esprit : Gemmell. Et Gemmell est synonyme de qualité. Certes, certes, certaines tournures de phrases au début premier tome peuvent paraître étrange, mais le récit est tellement prenant et si bien écrit par la suite qu’on les oublie une fois lancé dans l’histoire.

 

L’intégrale de la trilogie de Jon Shannow, donc, bien que le livre puisse paraître d’une qualité matérielle moindre par rapport au autres ouvrages parus chez Bragelonne (tout en restant tout de même de bonne facture, que cela soit dit) offre un récit surprenant au contexte original, bien pensé et tel que l’on voudrait en lire un peu plus souvent. Le récit est tel qu’on ne le lit pas, on le vit ; et une fois finit, c’est une irrésistible envie de films sur la conquête de l’Ouest ou de parties effrénées de Call Of Juarrez qui nous prend.

Sans toutefois révolutionner la Fantasy, Jon Shannow se trouve être très rafraîchissant et porteur d’un message fort, ajoutez-y le prix imbattable pour cet intégrale et le prestige d’une édition limitée, et ça donne de très bons moments de lecture et un bel objet dans la bibliothèque.

 

86/100

 

Ce billet a été rédigé en écoutant The Great Mass de Septicflesh, qui vous est vivement conseillé.

Sur ce, à bientôt avec ou une critique sur La Louve et la Croix, ou l’interview de « POC »… Ou autre chose.

Faut-il vraiment une note ?

juillet 12th, 2011 by clairobscure

Hé oui, de retour après deux mois d’absence (déjà), et que de choses se sont passées durant cette courte période…

Brandon Sanderson s’est brillamment vu primé aux Gemmell Legend Awards ; The Witcher 2 est sorti pour – paraît-il – révolutionner le Jeu de Rôle sur PC ; dans le feu, le sang, les larmes et la sueur, A Game Of Thrones a trop rapidement mis fin à la première saison d’une brillante série TV adaptée de la non pas moins brillante saga de Georges Martin (dont le cinquième tome sort aujourd’hui même chez nos amis anglophones) et à environ un mois de la sortie du film Conan the Barbarian, le MMORPG Age Of Conan est quant à lui devenu gratuit.

Et alors que Peter Jackson continue le tournage de The Hobbit, que Bragelonne a réitéré son offre 10 Ans – 10 Romans – 10 Euros, et que John « POC » Lang a sorti Le Conseil de Suak, troisième tome de ses romans du Donjon de Naheulbeuk, je n’ai, moi, toujours pas recopié son interview datant des Imaginales 2010.

 Cependant, alors que j’écrivais la critique de Jon Shannow qui va suivre, une question m’est venue : faut-il vraiment mettre une note ?

 Une note en effet est totalement subjective, et comme nous notons en comparant à ce qui est le mieux pour nous, jamais nous ne noterions un livre deux fois exactement de la même façon du fait de l’évolution de nos lectures. Une critique cependant est soumise aux même critères, donc un lecteur consciencieux saura toujours prendre un certain recul sur les-dites critiques et ne les considérera que comme ce qu’elles sont : l’avis d’un lecteur sur un livre. Libre à vous ensuite d’en prendre compte ou non.

 Vient ensuite le problème de la note en elle même, généralement, on voit des notes sur 5, 10 ou 20 ; cependant, une telle échelle manque légèrement de profondeur pour moi, alors qu’une note sur 100 laisse toute la marge de manœuvre désirable. Cependant, l’attribution d’une note reste toujours une histoire de ressentir, et il n’est pas étonnant qu’une critique élogieuse soit ponctuée d’une bonne note, sans pour autant que celle-ci soit excellente. En effet, noter un livre se fait par rapport au livre en lui même, mais aussi par rapport à nos attentes et aux lectures précédentes. Un livre peu donc être très agréable à lire, sans pour autant détrôner les canons du genre.

 

Sur-ce, bonne lecture avec la prochaine critique de Jon Shannow.

Aux urnes !

mai 3rd, 2011 by clairobscure

Non, aucuns liens avec la politique actuelle. Et en toute honnêteté ce billet n’était pas vraiment prévu, mais vu le contexte, nous nous devions d’intervenir.
 
C’est arrivé hier, un petit billet sur le blog de Patrick Rothfuss à propos des 50 ans de son éditeur britannique Gollancz. Gollancz fête ses 50 ans sous peu, et pour fêter l’événement ils sélectionnent 50 des meilleurs romans publiés au cours de leur carrière – 25 en SF et 25 en Fantasy – et demandent aux internautes de voter pour leur favori dans chacune des deux catégories. Les 5 romans les plus populaires de chaque genres seront ensuite réédités dans une édition collector de style rétro.
Évidement, si vous ne lisez pas en anglais, cela ne vous importe guère ; et ce même si votre e-mail peut être sélectionner pour gagner un abonnement à SFX Magazine et les 10 livres dans leur version collector – ce qui est ma fois, fort appréciable comme présent.
Cependant voilà, dans la rubrique Fantasy il y a des chef d’œuvres ; et entre autre – outre Joe Abercrombie, Gene Wolfe, Robert E. Howard, George R. R. Martin, Brandon Sanderson, Kristin Cashore, Scott Lynch ou encore Ray BradburyLe Nom de Vent de Patrick Rothfuss (d’où le billet sur son blog ).
Le choix vous appartient donc – mais si par malheur vous ne savez pas pour qui voter, préférez Rothfuss, car j’aimerais personnelement beaucoup avoir The Name Of The Wind en V.O. collector…
Bref, le lien : http://www.gollancz50.com/


 
Ce billet reste tout de même assez court (et a de plus un but intéressé), donc tant que nous sommes dans les votes, les finales de l’édition 2011 des Gemmell Awards sont lancées avec  


Pour le Legend Award (meilleur roman paru en Anglais) :  
Brent Weeks pour The Black Prism ; Robert Jordan et Brandon Sanderson pour Towers of Midnight ; Brandon Sanderson pour The Way of Kings ; Peter V. Brett pour The Desert Spear ; Pierre Pevel  pour The Alchemist in the Shadows et Markus Heitz pour War of the Dwarves.
Et on vote ici.
 
Pour le MorninStar Award (meilleur premier roman paru en Anglais) :
Blake Charlton pour Spellwright ; N. K. Jemisin pour The Hundred Thousand kingdoms ; Darius Hinks pour Warrior Priest ; Mary Victoria pour Tymon’s Flight et Alexey Pehov pour Shadow Prowler.
On vote là.
 
Et pour le RavenHeart Award (meilleure couverture de livre paru en Anglais) :
Jon Sullivan et la couverture de Shadow King de Gav Thorpe ; Frank Victoria et la couverture de Tymon’s Flight de Mary Victoria ; Todd Lockwood et la couverture de The Ragged Man de Tom Lloyd et enfin Olof Erla Einarsdottir et sa couverture de Power and Majesty de Tansy Rayner Roberts.
Et le vote à lieu par ici.
 
À savoir, les David Gemmell Awards sont une série de prix littéraire en l’honneur de l’écrivain britannique homonyme qui récompensent les livres parus en langue anglaise l’année précédente.
 
Bon vote et à bientôt.

 

Du Trône de Fer à A Game Of Thrones (en passant par Camelot)

avril 30th, 2011 by clairobscure

Le Trône de Fer, ah, le Trône deFer… Il y a certaines séries comme ça face auxquelles on se senttout petit, tellement petit que l’on ne sait comment se lancer dansle sujet.

Commencer directement par la série TVou introduire les livres en premier ? Allons-y pour les livres.

Affiche promotionelle Winter Is ComingLe Trône de Fer (A Song Of Ice An Fireen english) est une claque littéraire, un petit chef d’œuvre defantasy ; bref, une saga telle que l’on voudrait en lire plussouvent. Écrite par George R.R.Martin, l’histoire se passe dans unmonde sombre, brutal et sans pitié… en un mot, réaliste. Inspiréde grands canons de la fantasy, Martin développe toutefois ununivers atypique loin des clichés du genre : la magie y ait presqueabsente, la "violence" du monde omniprésente et il n’y apas de héros. Non, pas de héros, nous suivons successivementplusieurs personnages aux intérêts bien souvent opposés et nousattachons à eux pour ce qu’ils sont : des humains ; humains avecleurs propres valeurs, humains avec une certaine ambition, maissurtout humains qui tentent de survivre, humains qui tentent de s’ensortir avec ce qu’ils ont dans un monde sans plus de pitié qu’auxmoments sombres du Moyen-Âge européen.

Et l’alchimie prend, bigrement bienmême. Dans ce monde ou les saisons peuvent durer une décennie, surce continent de Westeros et dans ce royaume des Sept Couronnes, nous suivons la folied’hommes avides de pouvoir et la détresse de ceux poussés par ledevoir. Dans ce royaume des Sept Couronnes nous suivons la cruellelute pour le trône de fer et comme le dit la phrase maintenantcélèbre : "Lorsqu’on s’amuse au jeu des trônes, il fautvaincre ou périr". Et dés lors, les grandes maisons du royaumes’affrontent sans pitiés pour sauver leurs intérêts.

Soyons francs, la série bénéficied’un succès fou… et de nombreux produits dérivés tels qu’unjeu de rôle, un jeu de cartes ou encore un jeu de plateau ; etdepuis près de trois semaines maintenant, une série TV.

L’annonce ayant été faite l’andernier, nous ne nierons pas qu’elle a été prise avec joie, certes,mais une joie teinté d’appréhension ; car de tels livres se devaientd’avoir une bonne adaptation. Bon point cependant, bien quel’adaptation soit au format série TV – qui a tout de suite moins deprestige qu’une adaptation sur grand écran – elle est produite parl’auteur lui même ce qui assure une certaine fidélité aux romans ;et un épisode de la saison se trouve même être scénarisé parlui. Et c’est donc au gré d’annonces, d’images et de vidéosdistillées par HBO, que Westeros c’est construit visuellement. Untournage en Irlande (non, pas en Nouvelle Zélande, mais c’est toutaussi beau), des décors sobres mais de très bonne facture et desacteurs européens (tournage en Europe oblige, et ça change desaméricains aseptisés, sur-maquillés et chirurgicalement modifiés), à noter la présence de Sean Bean, toujours aussi bon acteur etque l’on aurait préféré voir un peu plus depuis son rôle deBoromir ; bref, un univers envoûtant et bien que peu d’acteurs nesoient célèbres, ils collent parfaitement bien avec l’image quel’on pouvait se faire d’eux dans les livres (bien que certains soientun peu âgés).

A Game Of Thrones (tel est le nom de lasérie) paru donc le 17 avril dernier sur HBO (aux États-Unis donc)et un jour plus tard en Grande-Bretagne sur Sky Atlantics (ce quej’ai regardé) ; et le premier mot qui vient au vue des images est« Wahoo » ; car oui, c’est bien filmé, très bien mêmequand on compare à d’autres séries TV, les décors, sont comme ditplus haut, sobres, plutôt réalistes (on est dans la fantasy tout demême) et envoûtants ; et mieux encore, c’est bien adapté. Certes,de nombreux détails manquent, certains messages visuels présents dans le roman ne sontpas évoqués et les personnages ont un peu moins de profondeur quedans les livres ; mais il s’agit aussi de faire une série d’unedizaine d’heures accessible au grand public. Globalement, donc, lasérie est plutôt réussie, gardant le ton assez noir du roman touten y incorporant une touche d’humour ; que dis-je, la série est mêmeà même de réconcilier avec la télévision, car oui, c’est unpetit bijoux aux acteurs convaincants qui ne dénaturent pas le récitet donnent même envie de lire les livres (si ce n’était déjàfait). Et le second épisode ne fait que confirmer les espérances dupremier (en mieux même).

Certains points viennent cependantcontraster cet élogieux tableau : la profusion des personnages et la"complexité du récit" peuvent rebouter les nouveaux venus,et la chaîne HBO a d’ailleurs mit un guide en ligne pour tout expliqueren détails. De plus, il s’agit d’une série TV, et de ce faitcertains plans restent inhérents au petit écran – gros plan sur lesvisages lors des dialogues par exemple. Vient ensuite le dernierpoint, le livre n’est bien entendu pas tout public, et de ce fait, lasérie non plus ; mais comme HBO nous l’avait déjà montréavec Rome, l’explicité des rapports sexuels dans les séries ne leurfont pas peur, et là encore certaines scènes auraient sansproblèmes pu être suggérées, cela n’aurait rien enlevé au récit.Oh non, je ne suis pas puritain pour un sous, mais on dirait que çasert plus à attirer le public "geek sexuellement refoulé"qu’a apporter de la profondeur à l’histoire.

Et si l’objectif était de faire del’audimat, il semblerait que ça ait plutôt bien marché. La sériene bat certes pas de records d’audience (sauf en Grande Bretagne)mais dispose tout de même d’une marge respectable detéléspectateurs, suffisante d’ailleurs pour qu’une seconde saisonvoit le jour et dont la production débutera en Juillet prochain (letout est de savoir si leur budget sera dans la même lignée quecelui de la première).

Quant à l’auteur – qui est dans le top 100 des personnes les plus influentes de l’année selon le Times Magazine -, il a indiqué d’unefaçon assez originale il y a quelques jours qu’il avait fini larédaction du cinquième volume de sa saga (et un petit lien vers Fantasy.freuh) .

Et terminons ce billet sur A Game OfThrones en vous donnant l’adresse d’un blog (en anglais) qui combleratoutes vos attentes en termes de détails de l’adaptation du romanvers la série ; car disons le, c’est tout de même très bienrédigé.

Tant que nous y sommes, voici un petitlien vers le site de la communauté francophone du Trône de Fer(avec un wiki très détaillé), le blog français dédié àl’adaptation télévisée et le site (en anglais) de G.R.R. Martin.Notez aussi que la série sera diffusée en France – en VF sûrement (beark) – surOrange Cinéma Series d’ici la fin du monde (et sûrement avant).

 

Terminer ce billet comme ça auraitétait du meilleur effet, cependant Avril a vu naître une autresérie de fantasy , et nous nous devions d’en parler (un tout petitpeu – et c’est surtout pour se défouler). Hé oui, nous parlons deCamelot avec entre autre Eva Green (son seul avantage). Mais vu laqualité de la série, nous ne dépasserons pas la longueur d’unparagraphe.

Eva Green joue presque à merveille etle personnage de Morgane lui va bien, les paysages en plans largessont magnifiques et le générique est tout de même bien fait (celuide A Game Of Thrones est génial aussi – et change en fonction desépisodes !! )… et c’est tout ! Le scénario est mal ficelé, lamajorité des acteurs ne sont pas crédibles, ou alors le sont autantque les décors et costumes (c’est à dire pas du tout) ; mais le pire réside surtout dans lefait que le personnage d’Arthur devient très rapidement antipathique(dommage pour le héros). Cette critique paraît certes un peugratuite, mais il n’y a vraiment que peu à dire : il y a de bonnesidées, oui, mais noyées dans mes sévices d’une mauvaiseréalisation et d’un casting pathétique (fit des chevaliers virils,ceux là ont un physique à la Disney, les cheveux courts, et sontbien rasés ; bien que le pire soit le personnage d’Igerne au visagefraîchement refait par le chirurgien du coin). Bref, une série aseptisée qui ne parvient pasà accrocher l’attention et qui perd tout ce qu’elle pourrait avoirquant on la compare à celle d’HBO dont on parle juste au dessus(certes, ils ont un un budget plus conséquent, mais la longueur descheveux ne dépend pas du budget et A Game Of Thrones met en scènedes hommes, des vrais : barbus, chevelus et musclés ! )

Bref, nous vous conseillons vivementl’adaptation télévisée de la saga de Martin… Et ses livres tantque nous y sommes.

Sur ce, au revoir, et à bientôt avecune interview de John "Pen Of Chaos" Lang vieille d’unan.

 

Ce billet a été écrit en écoutantPhilharmonics d’Agnes Obél, ce qui, certes, ne vous apporte rien, maisdont nous vous en conseillons l’écoute.

 

 

 

Entrevue avec Brent Weeks

avril 22nd, 2011 by clairobscure

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  C’était il y a maintenant plus d’unan, au salon du livre 2010 le stand Bragelonne attirait les foules etun nombre incalculable de fan de bit-lit attendaient patiemment unesignature de Laurell K. Hamilton. Et alors que les vendeuses étaientdébordées, alors que la queue faisait le tour du stand, un étageplus haut, Brent Weeks donnait une interview, et cette interview, lavoici.

  Le stress se faisait, soyons honnête,un peu sentir ; et même si le court moment où il me dédicaçâtses trois livres parus en France – tout en rigolant avecRichard Morgan – laissait présager une très bonne interview,j’appréhendais quelques peu ce tête-à-tête. Et c’est donc autourd’une petite table dans le coin "privé" du stand, encompagnie de Leslie Palant (attachée de presse chez Bragelonne quel’on remercie encore pour l’interview) et du sieur Weeks que toutcommença. L’atmosphère était, ma fois, assez décontractée, etl’homme étant fort sympathique, nous avons du supprimer nombred’indications [rires] pour le confort visuel de cetteretranscription. De plus, certains passages peuvent vous révélerdes éléments de l’histoire, ils ont donc pour la présente, étéécrit en blanc et les surligner à l’aide du pointeur de votresouris vous permettra de les faire apparaître.

  Au programme, donc, des questionsinintéressantes pour connaître un peu mieux le personnage, desquestions sur ses influences, sa façon d’écrire et son récit engénéral et pour finir des questions vis-à-vis des couverturesfrançaises et des infos sur son prochain livre. Sans oublier, bienévidement, des questions bonus sur la France…
 

 

À Fleur de Fantasy : Si vous étiez une fleur, quelle fleur seriez-vous ?

Brent Weeks : [rires] Si j’étais une fleur ?!

Leslie Palant : Oh oh, ça c’est une question.

Brent Weeks : [rires] Alors là…

Leslie Palant : Sûrement une fleur rouge…

Brent Weeks: D’un rose très pale

Leslie Palant : Une rose peut être ?

Brent Weeks : Sûrement une tulipe, je pense.


À Fleur de Fantasy : Une couleur ?

Brent Weeks : Rouge, définitivement ! Définitivement rouge !

À Fleur de Fantasy : Une saison ?

Brent Weeks : L’automne


À Fleur de Fantasy : Un animal ?

Brent Weeks : Un ours.

Leslie Palant : Un grizzly ?

Brent Weeks : [rires] Un grizzly, un très gros et effrayant grizzly.


À Fleur de Fantasy : Un mot?

Brent Weeks : Oh mon dieu, c’est la plus originale interview que j’ai jamais donnée ! [rires puis hésitation] Antédiluvien.

Leslie Palant : Si vieux ?

Brent Weeks : [rires] Non, enfin je veux dire oui… Tu sais ce que ça veux dire?

Leslie Palant : Oui

Brent Weeks : Oh, je suis déçu…


À Fleur de Fantasy : Un film ?

Brent Weeks : Reservoire Dogs, un peu lent mais vachement glauque.


À Fleur de Fantasy : Un livre ?

Brent Weeks : [rires] Diantre, j’ai déjà répondu à cette question par trois ouvrages !


À Fleur de Fantasy : Un personnage de film ou de roman ?

Brent Weeks : Je pense… Heu, j’aimerais bien être Wolverine.


À Fleur de Fantasy : Pourquoi écrivez-vous ?

Brent Weeks: Je pense que j’écris parce que je ne peux rien faire d’autre, non pas que je ne suis pas capable de faire quelque chose d’autre mais je n’aime rien d’autre. Je peux faire d’autre choses mais une petite part de moi mourrait si je n’écrivais pas.


À Fleur de Fantasy : Quels sont vos écrivains préférés ?

Brent Weeks : J’aime – bien sûr – Tolkien, j’admire beaucoup Orson Scott Card – j’aime peu de ses livres, mais j’admire beaucoup sa technique – , Robert Jordan… Et j’apprécie aussi beaucoup certains des nouveaux auteurs tel que Pat Rothfuss, Joe Abercrombie, Scott Lynch…


À Fleur de Fantasy : Pourquoi avez-vous choisis la Fantasy ?

Brent Weeks : Parce que j’ai décidé d’écrire ce que j’aime. J’ai déjà écris dans d’autres genres dans le passé… mais j’aime la Fantasy, donc j’écris de la Fantasy.


À Fleur de Fantasy : Et pensez-vous écrire autre chose un jour ?

Brent Weeks : Je vais certainement le faire, j’ai des idées d’autres livre qui ne sont pas de la Fantasy, mais je n’ai pas encore tous les éléments pour les écrire convenablement. Donc peut être un jour… Mais principalement de la Fantasy tout de même.


À Fleur de Fantasy : Que pense votre famille de vos livres ?

Brent Weeks : La plupart des membres de ma famille aiment vraiment mes livres, ma mère est un peu anxieuse à leur sujet, mais je savais que ça arriverait. Ma belle famille est aussi un peu tendue par moment vis-à-vis de mon ouvrage, mais ils l’apprécient une grande majorité du temps. [rires]


À Fleur de Fantasy : Comment l’idée de la trilogie de l’Ange de la nuit est-elle venue a vous ?

Brent Weeks : Je pense que… En fait je ne "sentais" pas les livres d’assassins quand je les lisais, et j’adore les histoires d’assassins. Je trouvais qu’aucune d’entre elles n’avaient de personnages réalistes en tant qu’assassins, de personnages humains. Il n’y avait que des assassins qui tuaient des gens sans être affectés, ça n’avait pas d’impact sur leur âme. Et je ne pensais pas que se soit vrai dans le vie.

J’adore l’action, la violence, la peur, et je pensais que je pouvais aller quelque part où je n’avais jamais vu aucun auteur aller avec leurs personnages d’assassins. Donc oui, je pense que tout a commencé comme ça…


À Fleur de Fantasy : Comment écrivez vous, suivez-vous un plan ou laissez-vous l’histoire filer?

Brent Weeks : Heu, je fais un genre de mixe : la plupart des auteurs ont déjà un plan ou alors sont très organiques et laissent couler le récit. Je me voit plus comme un jardinier je suppose : je sais ce que je vais planter et où ça va aller ; mais ça grandit en même temps que j’écris. Donc je planifie un minimum, et de temps en temps une idée vient à moi et je me dit qu’elle est meilleure que l’idée originale et donc je vais avec celle là… et puis je fait marche arrière et fixe le tout et c’est fait.


À Fleur de Fantasy : Vos personnages sont-ils vivant ? Je veux dire, y a-t-il certains de vos personnages qui deviennent autre chose que ce que vous aviez imaginé au fil du récit ?

Brent Weeks : Oui, oui ; certain de mes personnages m’ont vraiment surpris, il y avait quelque chose d’autre avec eux, comme un mystère : "Pourquoi ce personnage fait-il ça ?" ; et au fur et à mesure que j’écrivais je l’ai découverte avec eux. Donc Mamma K m’a surprit, Dorian m’a surprit un peu et évidement Durzo.


À Fleur de Fantasy : Est-ce que vous vivez l’aventure avec vos personnages ?

Brent Weeks : Absolument, je pense que lorsque j’écris… Disons que je sais dans quelle direction va l’histoire, donc d’une certaine façon je ne vis pas exactement l’histoire, mais comment va-t-on y arriver me surprend souvent. D’une certaine façon s’ils sont là, c’est logique qu’avec les gens avec qui ils sont, ils fassent ceci ; mais moi je veux qu’ils fassent cela ; donc comment puis-je faire en sorte que ça , ce que j’avais prévu au début, soit toujours valable à la fin ? Donc vu comme ça, oui, je vis sûrement l’aventure avec eux.

S’ils se battent et se font bousculer, je les fait tomber de l’escalier et là je me dit "Ohoh, il s’est cassé la jambe, comment va-t-il s’en sortir maintenant ?". Donc oui, absolument.


À Fleur de Fantasy : Êtes-vous déjà tombé amoureux d’un personnage dans un livre ? (NDLR : Il se trouve que sa femme était assise à la table adjacente)

Leslie Palant : Attention !

Brent Weeks : [hésitation] Je pense que oui… J’ai pris un personnage et – je peux spoiler ? [là on vous gâche la lecture du deuxième tome] J’en étais à la fin du second livre et j’avais Logan. Il est allé en prison, il a connu l’enfer… Et mon plan était qu’à la fin du livre il se mariait avec Terah Graesin. C’était mon plan pendant un an et demi, et arrivé au moment fatidique je ne pouvait pas lui faire ça ! J’étais dans un état pas possible, je me disais " Logan en a déjà trop subi, se serait trop horrible de le faire épouser la mauvaise femme." et donc, parce que j’éprouvais des sentiments pour Logan, parce qu’il était réel pour moi, et c’était tout simplement injuste de lui faire faire une erreur colossale comme ça ; j’ai fait les cent pas durant deux jours chez moi me disant "Mais que faire, que faire?" et… et s’était en désaccord total avec le premier livre puisque le mariage était mon plan durant un an et demi ; donc durant deux jours je suis devenu fou de me poser des questions ; et j’ai finalement trouvé une solution. Donc si je tombe amoureux de mes personnages ? Oui, et par moments ça me cause des problèmes parce que j’ai besoin qu’ils aillent à un endroit mais les aime trop pour pouvoir leur faire subir ça ; mais parfois je les aime beaucoup et les tue tout de même.

Leslie : Et ils reviennent a la vie.

Brent Weeks : [rires] Pas de spoilers !!![et là c’est fini]


À Fleur de Fantasy : La saga de l’Ange de la nuit se passe dans un monde très "sale" et l’histoire des différents personnages est très dure ; pourquoi ?

Brent Weeks : Honnêtement, je pense qu’une grande partie de la nouvelle vague des auteurs de Fantasy – moi y compris – tienne beaucoup de George R.R.Martin. George Martin écris un monde médiéval qui est tel que le monde médiéval était réellement. C’est sale, il n’y a pas de soins sanitaires, la médecine n’y est pas compétente ; si une personne se casse une dent ou quelque chose du genre, il va avoir des douleurs dentaire pour le restant de leurs jours, ça va s’infecter et il va mourir. C’est un monde cruel ; mais c’est plus comme ce fut dans le monde réel que dans celui de Robert Jordan. Celui-ci est propre et joyeux, il y a des méchants mais… George Martin écrit un univers où on se dit "Oh mon dieu, c’est vraiment un endroit terrible où vivre, et je suis content d’être là où je suis maintenant."

Donc je voulais prendre un peu de cet assaisonnement et voir ce que ça allait donner…Et ça a donné une immédiateté au récit : des choses horribles se produisent, et on ne sait pas qui sera le prochain à mourir.


À Fleur de Fantasy : Si vous aviez a être un personnage dans votre livre, qui seriez vous?

Brent Weeks : Oh, je ne voudrait surtout pas être un personnage de mes livres parce qu’ils ont à vivre trop de choses horribles, je préfère ma certainement beaucoup plus ennuyeuse vie ; parce que l’esprit de la fiction est le conflit, et donc c’est drôle de lire des livre parce que les gens souffrent, et tu ressens la souffrance sans souffrir toi même, donc tu sens que tu grandis avec le personnage sans avoir à perdre un bras ou quelque chose dans le genre… Donc je fais vivre à mes personnages un enfer, mais j’ai pas besoin de le vivre moi même.


À Fleur de Fantasy : Que pensez vous des couvertures françaises de vos livres?

Brent Weeks : J’en suis extrêmement heureux, je les trouve magnifiques. J’ai eu beaucoup de retours de fan américains, australiens ou britanniques qui me disaient qu’ils souhaitent vraiment avoir ces couvertures disponibles dans le marché anglophone. Et je suis en fait en train de voir avec mon éditrice américaine pour faire une édition spéciale ou un truc dans le genre, et elle m’a dit "peut être un jour". Donc oui, elles sont très jolies, je trouve que Frédéric Perrin est un génie et qu’il y aura beaucoup de travaux de lui remarquables dans le futur.


À Fleur de Fantasy : Que pouvez-vous me dire a propos de votre prochain livre ?

Brent Weeks : Oh, The Black Prism se passe dans un univers méditerranées alternatif – et non pas du nord de l’Europe occidentale comme on peut le voir souvent – donc c’est un univers méditerranées aux alentours de l’an 1600, donc il y beaucoup de magie, des armes à feu rudimentaires et des épées. Il y a aussi beaucoup d’action, beaucoup de personnages profonds et intrigants qui vous surprendront et… Pour ne pas dévoiler toute l’histoire, ce qui suit est un spoiler, donc si vous ne voulez pas lire de spoilers ne lisez pas se qui suit: [là on vous dévoile une petite – mais ô combient intéressante – partie de l’intrigue] j’ai pris un personnage qui était vraiment très puissant, et au fil de la trilogie il perd ses pouvoirs, dans la plupart des trilogies que vous pouvez lire, le personnage principal a de plus en plus de pouvoirs jusqu’à ce qu’il tue un dieu ou quelque chose comme ça à la fin. Et là, il devient de moins en moins puissant, donc il doit utiliser de plus en plus son cerveau alors que les choses se corsent. Donc c’est plus compliqué à écrire, mais je prend beaucoup de plaisir à voir comment il se développe à travers le temps et comment il gère des situations qui était au départ simples pour lui.[et là on a fini]


À Fleur de Fantasy : Donc juste le premier mot qui vous passe à l’esprit : un auteur français.

Brent Weeks : Pierre Pevel. Je viens juste de commencer un de ses livres, The Cardinal’s Blades, je ne connais pas la traduction française (NDLR : Les lames du Cardinal) mais je l’apprécie grandement.


À Fleur de Fantasy : Un peintre français.

Brent Weeks : Frédéric Perrin, je suppose.


À Fleur de Fantasy : Un film français.

Brent Weeks : Oh mon dieu, je ne réussi pas à penser à un quelconques films français, j’arrive juste à penser à des films hollywoodiens qui se passent en France comme "French Kiss" ou des truc dans le genre… Je suis un peu embarrassé : je n’ai pas grande connaissance du cinéma français.


À Fleur de Fantasy : Il n’y a pas de mal… Vous ne parlez pas français, n’est-ce pas ?

Brent Weeks : Je parle français qu’un tout petit peu, « Je parle juste un peu » (NDLR : en Français durant l’interview).

À Fleur de Fantasy : Quel est votre mot français favoris ?

Brent Weeks : [rires] « Une feuille de papier » (NDLR : avec un très charmant accent anglo-saxon).


À Fleur de Fantasy : Et bien, je crois que c’est tout, merci beaucoup.

Brent Weeks : D’accord, merci ; c’était bien sympa.


En résumé, Brent est un mecvachement cool (pour parler comme les jeunes d’aujourd’hui).


  Et comme toute interview doit apporterson lot de nouveautés (surtout quand elles ont autant de retard quecelle-ci) sachez que The Black Prism est sorti en langue anglaise le25 Aout 2010 pour se classer 23ème de la liste des meilleures ventesselon le New York Times. Ce roman sera publié chez Bragelonne en find’année.

  De plus, la trilogie de l’Ange de lanuit se refera une beauté en version poche à partir du 20 mai avecles couvertures originales (américaines, donc) chez le label Milady,mais ça ils en parlent mieux sur leur blog.


  Et si vous avez lu l’interview sansmême savoir de quoi parlent les livres, on en met le pitch (parceque nous aussi on l’aime bien) :

"Le tueur parfait n’a pas d’amis, il n’a que des cibles.
Pour Durzo Blint, l’assassinat est un art et il est l’artiste le plus accompli de la cité, grâce à des talents secrets hérités de la nuit des temps. Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Le petit rat de la guilde a appris à juger les gens d’un seul coup d’œil et à prendre des risques – comme proposer à Durzo Blint de devenir son apprenti. Mais pour être accepté, il doit commencer par abandonner son ancienne vie, changer d’identité, aborder un monde d’intrigues politiques, d’effroyables dangers et de magies étranges, et sacrifier ce qui lui est le plus précieux…"

  Etpour se qui est de son actualité anglophone, PerfectShadow,sa novella (entre le roman et la nouvelle) se déroulant dansl’univers de l’Ange de la nuit et ayant pour sujet Durzo Blintsortira en e-book et livre audio (en anglais, bien évidement) enJuin prochain ; et ça, c’est chez Orbit qu’ils le disent.

  Sinon,Brent ayant était influencé par l’œuvre de G.R.R. Martin, ilserait bête de se priver d’un petit billet sur Game of Thrones, lanouvelle série d’HBO adaptée de sa série de roman Le Trône de fer(et dont tout lemonde parle déjà beaucoup)…Et on parlera peut être un peu de Camelot aussi…

  Donc,du nouveau ici même d’ici deux semaines ! …sans compter leretard.

Et sinon, comme toujours, Twitter et Facebook

 À bientôt, et merci encore à Leslie Palant et Brent Weeks.

 

Mise à Jour [20/04/11]

avril 20th, 2011 by clairobscure

Mouahaha !

Un tel blog, une telle inactivité et une telle affluenced’internautes ; voilà qui a de quoi faire pouffer le plusaigri. Il vaut mieux en rire qu’en pleurer comme dirait l’autre… Etbien c’est exactement le cas ici, puisque pleurer pour ça n’envaudrait franchement pas la peine.

Nous voici donc, en ce 20 avril 2011, plus d’un an après lacréation du blog ( nous même n’y avions pas fait attention) ettoujours rien de concret. On pourrait mettre ça sur le dos desdésillusions du marché actuel, mais ça fait pompeux, et en plus iln’en n’est rien !Ce qu’il y a, c’est que la charmante personnequi a eu l’idée d’À Fleur de Fantasy (moi Laughing) a dû revoir sespriorités pour une certaine période, et que tous ceux rattachés auprojet ont étés à cours de temps ( et un peu paresseux aussi ).Donc au final, nous avons des idées, nous les faisons mûrirtranquillement dans notre esprit, parfois nous les mettons encommun… Et c’est tout, le pauvre Clairobscure se retrouve seul àrêver en courant après le temps.

Notre manque de temps nous empêchant donc de rédiger un magazinede façon régulière, il serait tout de même bête d’en arrêter leprojet et de garder nos interviews avec nous. Donc, en attendant quenous retrouvions assez de temps pour s’occuper de tout ce petitbazar, en attendant de trouver assez de courage pour s’atteler à unprojet encore plus ambitieux dont nous vous laissons la surprise, ceblog redeviendra un blog et non pas le témoin silencieux d’une paresse maladive etd’un manque de temps fort peu enviable. Ce blog, donc, redeviendra unblog et verra la publication de petits billets parlants del’actualité de la fantasy… et de sa non-actualité aussi. Il seradonc question de livres récents et moins récents, de séries TVbonnes et mauvaises et de films nous emportant au confins de notreimagination de façon plus ou moins réussie. Mais il y aura aussiles deux interviews faites l’an dernier ; et c’est d’ailleurs unfort sympathique romancier américain qui aura droit à la paroled’ici la fin de la semaine, et bien que l’interview date de mars 2010(oui, déjà), elle est fort heureusement toujours d’actualité, etma foi, bien intéressante.p { margin-bottom: 0.21cm; }


Sur ce, bonne journée à tous, et a bientôt pour la diteinterview d’un fan d’assassins…

 

P.S. Nous avons une page Facebook et un (super) compte Twitter.

 

Mise à Jour

juin 1st, 2010 by clairobscure

 C’est beau la jeunesse ; on se croit fort, invincible… On a desrêves, des projets ; qui au final se révèlent être des utopies…

Non ; rassurez-vous, le présent message ne vous annonce pas lamort prématurée du magasine ; bien au contraire…

L’utopie, ici ; était de sortir un numéro pilote au mois de mai; et finalement, nous sommes redescendus sur terre pour mettre leschoses au clair : exit l’ancien plan et un numéro pilote enpapier ; nous partons sur de nouvelles bases.

Le magasine sera plus complet, mieux structuré ; avec desdossiers plus étoffés et une ouverture culturelle plus large.

Le numéro pilote ; quant a lui, sera disponible gratuitementen format .pdf (et en .pdf seulement) ; et même si nous nepouvons vous dire la date exacte de sa sortie nous pouvons néanmoinsvous informer que le mot français préféré de Brent Weeks est« une feuille de papier » et que si il devait être unefleur ; John "POC" Lang serait une fleur en chocolat.

Ah oui ; même si se n’est pas d’une importance capitale(mais presque) ; A fleur de Fantasy a désormais une pageFacebook qui vu l’ampleur des nos parutions n’est pas très utile ;mais qui a le mérite de vous tenir un peu plus informés de l’étatd’avancement du magazine (enfin ; normalement).

 

Sur ce ; gentils seigneurs et douces dames, je vous tire monchapeau et vous dis

À Bientôt.